En ces temps d’autrefois, jeune sans le savoir,
Je passais mes étés, dans de grandes vacances
Comme un prolongement d’une trop longue enfance
Ma mère à la campagne aimait me recevoir
Je retrouvais là-bas sans m’en apercevoir
La famille d’antan, que dans l’adolescence
Je pensais immuable et sans obsolescence
Ces oncles et ces tantes que je ne peux revoir
L’été deux mille trois, au retour d’Italie
La chaleur débordait d’amour et la folie
Des voyages, des chants, tout semblait éternel
La canicule alors s’installa lourde et forte
Et je ne savais pas que derrière la porte
Se profilait la fin de ce lien maternel.
