Ouvrir son intérieur pour ne pas étouffer

Cette idée de texte est inspirée d’une phrase relevée dans un message de vœux adressé par notre amie Mireille, poétesse et chanteuse de Fay-sur-Lignon qui vient tous les ans à la soirée poétique du mercredi soir au Chalet du Mézenc.

Quand des mots gentils te construisent mais qu’aussi de pires idées t’oppressent. Quand de belles pensées te rapprochent de Dieu mais que des fantasmes perturbent tes nuits.

Si tu espères trouver une Lumière plus scintillante que de l’or au plus profond de toi, telle une pépite du divin, mais que tu ne contactes dans ton inconscient qu’un bloc d’anthracite noire.

Quand ton espérance d’un monde sans guerre, sans arme, avec une juste répartition de la richesse produite est occultée par les news en diffusion continue sur BFM-TV.

Tu n’as plus qu’une envie : prendre un bon bol d’air frais sur le Plateau ardéchois. Ventiler ton ventre, tes poumons, ta gorge et ton cerveau. Ouvrir ton intérieur pour ne pas étouffer.

Te métamorphoser en truite pour frayer dans le Lignon, en épervier pour capter des taupes invasives, en marmotte pour pousser un cri dans le cirque de Borée, en Chevreuil pour escalader l’Alambre, en chien de traineau pour promener des gosses du 93, en hermine pour se planquer sous la neige, en cheval pour vapoter dans les prés.

Sylvain
6 janvier 2026