Partons de l’orchidée soyeuse du salon,
Une fleur de géranium au bord de ma fenêtre
Un parterre coloré d’espèces variées
Dans ma rue longue et grise,
Au numéro 17 très exactement,
Une curiosité que cette cacophonie,
Comme un éclat de rire en suspension
Plus loin, dans les jardins les fleurs s’épanouissent,
C’est la douce saison, le printemps revenu,
Elles sont comme des sourires juste sortis de terre
Pour nous interpeler,
Nous rappeler l’éphémère,
Mais aussi la joie ainsi que la lumière.
Y a-t-il aussi des fleurs sur les chaos du monde ?
Sur les terres calcinées, les ruines de la guerre ?
Y a- t- il aussi des fleurs dans tous les cœurs brisés,
Dans les larmes, les chagrins ?
Il suffit d’un peu d’eau, d’une brèche, d’une graine,
D’un filet lumineux et d’un souffle d’espoir
« Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir » (Matisse)
Catherine COHEN
Paris, le 10 avril 2026
