Où vont les rêves de la nuit?
Les rêves de la nuit ne s’en vont pas.
Pourtant, au réveil, une catégorie de rêves – les plus fréquents – semblent litérallement s’évanouir sans aucune possibilté de les rattraper. Il me plait d’imaginer qu’ils restent tapis dans un coin de ma tête, et continuent d’exister … même s’ils sont en dormance pour l’éternité.
Les rêves qui choisissent de s’accrocher aux limbes de mon cerveau, parvenant à laisser trace d’une vie nocturne, à mon insu, sont plus faciles à démasquer, à mettre en rapport avec tel ou tel évènement vécu.
Mais les rêves les plus malins, les plus impertinents affichent une étrangeté désarmante, surnaturelle; ainsi jalonnent-ils mes nuits! Je les compare à des arpenteurs, qui sans relâche, mesurent en tout sens, vont et viennent, ouvrent des portes, les referment avec grand fracas. Ces rêves m’interrogent, m’avertissent, peut-être même me protègent-ils? M’évitent-ils également de tomber dans les ornières? M’ouvrent-ils aussi la voie vers l’Au-delà?
J’écris souvent sur ce genre de rêves.
Enfin les plus spectaculaires restent ancrés dans ma mémoire vive et ne s’effaceront pas; ils sont plus rares mais véhiculent, à tout jamais, des informations impensables que je garderai secrètes durant mon existence.
Compagnons de la route céleste, les rêves sont comparables aux thés, de par leur saveur, leur odeur, leur ambiance, leurs bienfaits. Je les laisse s’infuser en moi, afin que l’un comme l’autre me pénètrent intensément. Cadeaux précieux.
Ca flotte entre rêves et réalité
Comme deux notes de musique
Diaprées.
Rêve et vie, même combat!
Si l’un venait à manquer
La seconde en tomberait malade
Michelle Chevalier Mai 2025
