Ode à la mer et aux bigorneaux

La tempête déferle au loin
Point de marin en détresse
Ni de refrain de lamantin
Les sirènes coiffent leurs tresses
Au fond des abysses c’est la liesse
Les baleines et leurs baleineaux
Se brossent les fanons sans stress
Pour avaler les bigorneaux

De la côte, elle est aux aguets
Où le vent du nord caresse
Ses cheveux fous, blonds et bouclés
Ils se mêlent sans justesse
Puis se défont au fort de l’ivresse
De dame Nature gorgée d’eau
Le ballet des vagues est promesse
Pour avaler les bigorneaux

Quand le soleil vient à sombrer
D’ici quelle infinie tristesse !
Quitter son mirador doré
Est douleur pour une princesse
Qui voit des nuages en faciès
Une paréidolie d’escargots
Des angelots, des déesses
Pour avaler des bigorneaux

ENVOI

La tempête sombre de mollesse
Au grand port gitent les bateaux
Les marins sont dans l’allégresse
Pour avaler des bigorneaux