Des livres, des machines et des gens.

 

Je ne sais pas à la vue de ce superbe reportage de photographies de Christine dans quel ordre écrire le titre. Les mathématiques me disent naturellement que je dispose de 6 combinaisons en prenant la factorielle de 3 :
Livres, machines, gens
Livres, gens, machines
Machines, livres, gens
Machines, gens, livres
Gens, machines, livres
Gens, livres, machines

C’est une atmosphère, une odeur d’encre, de papier, une infinité de sons. Le cliquetis des lettres de haute et basse casse, les martèlements et le souffle asthmatique de la Heidelberg, le crissement huileux du bras pour régler la vitesse d’impression, le clic-clac de la machine à coudre, le feulement de la guillotine du massicot. Les voix de Laurine, de Monique et de Benoit.
Un orchestre de musique de chambre pour élaborer au milieu des épicéas, des épilobes en été, de l’humus et des champignons en automne, de la burle en hiver et des jonquilles au printemps la plus belle invention de l’homme : le livre.
Des mots, des lettres, des illustrations sont figés là pour l’éternité non pour prendre la poussière, non pour être mangés par des xylophages mais pour faire rêver, frémir, pleurer, rire et transmettre le savoir. Ce savoir, compagnon indispensable de la connaissance et à la quête de la vérité.

Sylvain
15 juillet 2925