Hier, l’art jaillissait, spontané, source vive,
Aux confins du passé maintenant, il s’épuise
L’héritage perdu, traditions oubliées,
Il va, cherchant du sens en la forêt cachée.
Mais voici le jardin, refuge pour l’esprit,
Où l’herbe, humble servante à la clarté sourit.
Les champs qui parlent bas aux feuilles murmurantes
Offrent à l’homme las leurs promesses vivantes.
À l’orée de la page, hésitant, je m’avance,
Trois petits coups de plume éveillent la cadence.
Écrire, c’est semer le souffle originel,
Dans la terre du verbe, implanter l’essentiel.
Que l’art, inspiré d’air et de lumière pure,
Retrouve sa vigueur, sa beauté, sa nature,
Qu’il chante les vergers, les bois et les saisons,
Qu’il nourrisse les cœurs de vivantes moissons.
Martial Maynadier Septembre 2026
