Larissa

Violet, fut le rayon de tes yeux, l’oméga
De Rimbaud, toi divine, au regard si profond
Que des soleils noyés en abîmes sans fond
Pailletaient de lueurs dorées en agrégats
 
Capables d’attirer tant d’amours renégats
Se perdant aux mystères où les jours se défont
Où devient sans valeur tout ce que nous offrons,
Rien ne reste de toi que ce que tu léguas :
 
Ton visage et tes mots, ton sourire et ta voix,
Éternelle beauté, digne d’un haut pavois
Je te rends mon hommage en ce superbe automne
 
Où les arbres en feu s’allument sur tes pas,
A Paris, Yssingeaux, et jusqu’au Kamtchatka
Mêlant l’orange au vert, le rouge avec le jaune