Mythes et arts plastiques

AMALILEA se présente

C’est vrai que mon allure peut surprendre, avec ma chevelure prune dressée au vent comme une coiffe, comme une fleur sauvage.

Il est possible que ma fragilité extérieure laisse croire à quelques défaillances profondes, comme si je n’étais faite que de papier et de carton.

Il n’est pas certain que j’arrive à convaincre dès le premier coup d’œil malgré l’ampleur de mes mouvements et ma démarche assurée.

On peut toujours dire : voilà une jolie fleur décorative !

Je refuse de penser que mon apparence dessert ma volonté profonde, je veux bien admettre qu’elle déstabilise, qu’elle fausse le jeu, qu’elle mène sur de fausses pistes.

Je ne pense pas qu’il faut s’attarder plus que de raison à cette première approche qui révèle au contraire une certaine liberté d’expression et une volonté de me trouver en accord avec le monde qui m’entoure, avec la nature et les êtres.

Je crois que je peux défendre mes convictions profondes, les miennes mais aussi défendre ceux qui ont besoin d’être protégés, suivre ma route mais aussi montrer le chemin à ceux qui ont besoin de ma force, de ma détermination, de ma soif de justice, de mon intégrité, car il me semble que c’est ce qui donne à mon existence son sens et sa valeur et qu’avec mes moyens, je peux travailler mes failles, mes doutes, les sublimer, les transcender, pour moi et aussi pour tous ceux qui auraient besoin de moi.

C’est là ma véritable raison d’être.