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Labyrinthe de rochers
Sable ocreux imprégné de la puanteur
Du monstre, du minotaure.
Ecœurement olfactif.
 
Dédale, ingénieur habile
A organisé l’envol.
La cire a soudé les plumes.
Son odeur de thérébinthe enivre.
 
« Viens Icare, viens mon enfant,
Tu vas voler, t’échapper.
Fixe ces ailes sur ton dos.
Fuyons ce lieu maudit. »
 
Dédale et Icare s’élancent.
Le souffle marin les soulève.
Ils respirent la senteur sèche du maquis,
L’anis du fenouil, le poivre des immortelles.
 
Enfin, ils s’envolent,
Ils s’enivrent de l’air iodé.
Ils frôlent les flots agités,
Et s’élèvent jusqu’au soleil.